Comme tous les chefs d’entreprise, les micro-entrepreneurs ont l’obligation de faire une déclaration d’impôt chaque année. Le but de cette manœuvre est d’informer l’administration fiscale du chiffre d’affaires de l’année écoulée. La démarche s’effectue désormais principalement en ligne. Voici quelques détails sur la procédure à suivre pour déclarer ses impôts en tant que micro-entrepreneur.
Déclarer ses impôts de micro-entrepreneur en ligne : mode d’emploi
La procédure se déroule aujourd’hui directement sur impots.gouv.fr, via l’espace personnel. Pour ne pas avancer en terrain inconnu, il est judicieux de consulter tout savoir sur le statut de micro-entrepreneur : cette lecture éclaire sur les obligations fiscales et leur impact.
Avant toute déclaration, il faut mettre la main sur son numéro fiscal. Plusieurs situations existent, que voici :
- Rattaché au foyer fiscal parental ? Inspectez les courriers de l’administration : le précieux numéro y figure.
- Pour les adeptes du formulaire papier, le numéro attend sur le document 2042 envoyé au printemps ou sur l’avis d’impôt de l’été précédent.
- Première déclaration ? Si le numéro fiscal est en poche, il suffit de rejoindre la rubrique « Vous êtes un particulier » sur le site officiel, puis de valider « Je connais mon numéro fiscal » afin d’activer l’accès.
En cas d’absence totale de numéro fiscal, profil rare mais réel, il faut choisir l’option « je n’ai pas de numéro fiscal » lors de la démarche en ligne. L’identifiant sera généré par l’administration.
Faire une déclaration papier : pour qui, pourquoi ?
Si la voie numérique s’impose, une version papier subsiste pour certains profils : personnes sans accès internet, ou primo-déclarants. Après avoir minutieusement rempli le formulaire, il ne reste qu’à l’adresser au service des impôts du département.
Adapter sa déclaration : selon le choix d’imposition
Tout ne se joue pas sur le même terrain selon que l’on a opté ou non pour le versement fiscal libératoire au lancement de la micro-entreprise. Les étapes varient légèrement : zoom sur les subtilités.
Déclarer avec le versement fiscal libératoire
Ceux qui retiennent ce dispositif doivent reporter leur chiffre d’affaires hors taxes dans l’encadré dédié : « Micro-Entrepreneur (auto-entrepreneur) qui a choisi le versement libératoire de l’impôt sur le revenu ». Pour aller au bon endroit, quelques points de repère :
- La case 5TA pour les ventes de marchandises (BIC) ;
- La case 5TB réservée aux locations meublées et prestations commerciales ou artisanales (BIC).
La case 5TE, elle, concerne les activités libérales soumises au régime BNC.
Sous le régime micro-social classique : où déclarer ses recettes
Quand l’option libératoire n’a pas été retenue, il convient d’effectuer la déclaration de ses revenus dans la bonne catégorie sur l’imprimé 2042-C-PRO : secteur commercial ou artisanal (« Revenus industriels et commerciaux professionnels »), et « revenus non commerciaux professionnels » pour une activité libérale.
Devenir micro-entrepreneur implique d’apprivoiser quelques démarches administratives, la déclaration d’impôts en tête. Chaque année, ce rendez-vous obligeant prend de l’aisance, jusqu’à devenir aussi naturel qu’un point d’étape sur le chemin de l’indépendance. L’instant où la formalité prend fin ouvre la porte à celle, plus grande, d’une autonomie affirmée.


